Sur les élections primaires

Intervention de André Kaspi, historien, spécialiste des États-Unis, auteur, entre autres, de « Les Américains » (2 tomes, rééd. 2014, Points) et « Les présidents américains », en collaboration avec Hélène Harter (Tallandier, 2012), au colloque « Etats-Unis, horizon 2017 » du 18 avril 2016.

Merci, monsieur l’ambassadeur
Mesdames, Messieurs,
Ma tâche est à la fois facile et difficile.
Elle est facile parce que les élections primaires aux États-Unis font l’objet de très nombreux reportages et articles de presse. Il n’est donc guère possible dans ce domaine de manifester beaucoup d’originalité.
Elle est malgré tout difficile parce que le rôle et le fonctionnement des primaires aux États-Unis sont mal connus et mal compris.

Les primaires n’ont pas toujours existé. Les premières primaires présidentielles datent de 1912. Par la suite, quelques États ont organisé des primaires dans le cadre des partis. En effet les primaires ne sont pas des élections publiques en ce sens qu’elles ne sont organisées ni par l’État fédéral, ni même par un organisme d’État, mais par les partis. John Kennedy, en son temps, n’avait participé qu’à sept ou huit primaires dans quelques États types qui lui paraissaient importants pour tester sa popularité. Il avait notamment remporté les primaires dans la très protestante Virginie occidentale, ce qui démontrait que les différences religieuses n’étaient pas décisives.

Depuis une quarantaine d’années le système des primaires s’est élargi. Aujourd’hui, les partis politiques organisent des élections primaires ou des caucus dans tous les États. Six ou sept États – en particulier l’Iowa, qui se prononce le premier, au début de février – n’ont pas de primaires mais des caucus. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de désigner les délégués qui vont siéger à la convention du Parti démocrate et à la convention du Parti républicain au mois de juillet, la règle étant que le parti d’opposition est le premier à siéger.

Mais il y a aux États-Unis une dizaine d’autres partis dont trois partis socialistes qui, très minoritaires n’organisent pas de primaires. Dans ce système de bipartisme où républicains et démocrates font 95 % des suffrages, les primaires sont faites avant tout pour déterminer dans quel sens souffle le vent politique. La saison des primaires a commencé cette année au tout début de février et s’achèvera au mois de juin en Californie, un État très important, le plus peuplé des États-Unis.

Pendant toute cette période, les candidats des deux grands partis essayent de savoir comment leur candidature est reçue dans les différents États. Dans certains États, la primaire républicaine est ouverte aux seuls républicains, la primaire démocrate aux seuls démocrates. Dans d’autres États la primaire républicaine est ouverte aux républicains et aux démocrates, la primaire démocrate aux démocrates et aux républicains, étant entendu qu’on ne peut pas voter deux fois. Enfin, dans d’autres États encore, les indépendants, ceux qui ne sont ni démocrates ni républicains, peuvent choisir la primaire dans laquelle ils exprimeront leur choix… C’est dire que c’est quelque chose d’extrêmement compliqué qui s’explique avant tout par le fait que les États-Unis ne sont pas un État centralisé…

Quelle signification peut-on attacher à ces primaires ?
Je constate que peu d’Américains votent lors des primaires : la proportion est en général de 10 % des électeurs. Cette année, comme ce fut le cas en 2008, la proportion a doublé, atteignant 18 % à 20 %. Il reste que que 80 % des Américains n’ont pas voté….

Aux élections du mois de novembre on parlera d’un grand succès si la participation atteint 60 %.
On peut dire que les primaires constituent un sondage imparfait, qui ne reflète pas l’ensemble de la population. Elles n’annoncent donc pas nécessairement le résultat définitif. Il peut y avoir des changements comme il peut y avoir une continuité entre le résultat des primaires et le résultat des élections présidentielles.

Il y a un an, j’aurais été incapable d’avancer le moindre pronostic sur les candidatures aux primaires républicaines. Pour les primaires démocrates je n’aurais pas hésité : Hillary Clinton avait manifesté depuis longtemps son désir d’être désignée. Mais personne n’imaginait il y a un an que Bernie Sanders, le sénateur du Vermont, serait lui aussi candidat et encore moins qu’il mènerait la vie dure à Hillary Clinton, montrant aux Américains d’abord, au monde ensuite, qu’Hillary Clinton ne fait pas l’unanimité chez les démocrates.

Du côté des républicains la surprise est énorme : lorsque Donald Trump a annoncé sa candidature aux primaires au mois de juin 2015, beaucoup ont vu en lui un de ces candidats originaux comme il y en a toujours eu aux États-Unis. On le rangeait volontiers dans cette catégorie avant de constater qu’au fil des primaires, il est parvenu à rassembler derrière lui un certain nombre d’électeurs.

Aujourd’hui on peut risquer un calcul.
Chez les démocrates, une majorité absolue de délégués (2383 délégués) vont désigner le candidat ou la candidate. Si l’un des candidats obtient la majorité absolue à la convention démocrate du mois de juillet, il (elle) sera le (la) candidat(e) du Parti démocrate.

Mais les démocrates ont deux particularités :
La première, c’est que, à côté des 2383 délégués élus, siègent 500 super-délégués. C’est l’armature du parti, les parlementaires, les responsables locaux. Actuellement, avec 1312 délégués auxquels s’ajoutent les super-délégués (469), soit environ 1800 pour atteindre 2383, Hillary Clinton est pratiquement sûre d’être élue. Le suivant, Sanders, est à 1013 délégués, plus 31 super délégués. Il faudrait donc un miracle pour qu’il rattrape Hillary Clinton. Ce miracle peut néanmoins se produire.

La deuxième spécificité du Parti démocrate, c’est que l’attribution des délégués dans chacun des États se fait à la proportionnelle. Par exemple, tout dernièrement, Sanders l’a emporté largement sur Hillary Clinton lors de la primaire du Wyoming. Mais dans la répartition des délégués les deux candidats ont fait match nul (7 délégués chacun). Si Hillary Clinton a perdu sur les plans médiatique et politique, elle a fait jeu égal avec Sanders sur le plan arithmétique.

Chez les républicains, la majorité absolue est de 1237. Donald Trump a réuni sur son nom 742 délégués, Ted Cruz a 516 délégués (+ 34 qu’il a remportés dans le Wyoming). En effet, les républicains, quant à eux, pratiquent plutôt le système de la majorité absolue : quand un candidat républicain gagne la primaire, tous les délégués de l’État lui sont acquis. John Kasich, le gouverneur de l’Ohio, dispose de 143 délégués, et Marco Rubio avait rassemblé 171 délégués sur son nom quand il était candidat. Pour qui les délégués de Marco Rubio voteront-ils ? Marco Rubio peut leur demander de voter pour tel ou tel, mais ils ne sont pas obligés de suivre ses indications.

Les délégués ne sont pas des élus (le cumul des mandats est interdit aux États-Unis). Ce sont les leaders du parti qui désignent les candidats à la délégation. Par conséquent, il peut y avoir une manipulation de la part des chefs du parti de telle façon qu’ils désignent des candidats délégués qui, une fois élus, seront tenus de voter pour le candidat qu’ils représentent au premier tour. Par exemple, la plupart des 742 délégués pour Donald Trump ont été désignés par les chefs du parti. Si la majorité absolue n’est pas atteinte à la convention républicaine (si Donald Trump n’obtient pas les voix de 1237 délégués), les délégués sont libres de leur choix au deuxième tour. La situation de Donald Trump est donc particulièrement compliquée, malaisée et incertaine. En revanche, la situation d’Hillary Clinton est certainement plus claire, plus nette, même si on peut dire qu’une majorité d’Américains ne voteront pas pour Hillary Clinton avec un enthousiasme débordant.

Ces primaires sont donc quelque chose de très complexe. Elles nous permettent de savoir comment les choses vont fonctionner mais ne nous donnent pas nécessairement les résultats qui seront obtenus le mardi qui suit le premier lundi de novembre (le 8 novembre prochain).

On peut toutefois faire quelques constatations.

Chez les démocrates, le fait que Bernie Sanders soit toujours présent – et bien présent – est extraordinaire. S’il remportait demain la primaire de New York (6), ce serait une défaite terrible pour Hillary Clinton qui est pratiquement chez elle dans cet État dont elle a été sénatrice. Évidemment, seuls 10 % ou 15 % des Newyorkais iront voter, côté démocrate comme côté républicain. Malgré tout, sur le plan de la communication, sur le plan de l’influence politique, la défaite d’Hillary Clinton serait catastrophique pour sa candidature, sans l’empêcher d’être la candidate démocrate puisqu’elle est très proche de la majorité absolue.

Pourquoi Bernie Sanders recueille-t-il tant de suffrages ?
Il n’est pas très jeune (74 ans) ; c’est un sénateur de l’État du Vermont, qui, en Nouvelle Angleterre, est un État un peu particulier, plus à gauche que beaucoup d’autres États ; et Bernie Sanders fait campagne sur le thème « Je suis socialiste » qui nous semble paradoxal dans l’histoire des États-Unis. Il veut dire par là qu’il est partisan de l’intervention du gouvernement fédéral dans un certain nombre de domaines, notamment dans le domaine de la santé, mais en allant encore plus loin que l’« Obama care ». Il est également très hostile à tout ce qui touche à Wall Street, c’est-à-dire qu’il fait campagne contre la finance. Et il reproche notamment à Hillary Clinton, trop proche de la finance, de ne pas tenir compte des intérêts de la majorité des Américains.

Or Bernie Sanders, 74 ans, a essentiellement une « clientèle » de jeunes. Le vieux sénateur séduit les jeunes par les propos qu’il tient et par la manière dont il sait attaquer Hillary Clinton, d’autant plus que celle-ci passe pour être la représentante des élites, celle qui a accompagné son mari pendant huit ans à la Maison Blanche, celle qui a été sénatrice de l’État de New York, celle qui a été secrétaire d’État dans le premier mandat de Barack Obama. Elle est l’expression même des élites américaines, dont les élites financières.

Elle a évidemment des arguments : elle serait, si elle était élue à la Maison Blanche, la première Présidente des États-Unis. Dans l’histoire des États-Unis, aucune femme n’a jamais été la candidate à la présidence d’un des deux grands partis (il y a eu une candidate à la vice-présidence, il y a une vingtaine d’années). Ce serait donc une grande première : après le premier Président noir, la première Présidente des États-Unis. Elle bénéficie également de l’appui de la minorité noire. Elle a d’ailleurs remporté de très belles victoires dans les primaires des États du sud. Elle représente donc un certain nombre d’Américains mais, en même temps, elle porte en elle les « stigmates » de cet establishment rejeté par une grande partie des démocrates, ce qui veut dire que Bernie Sanders n’a pas fini de l’ennuyer…

Il faudra observer les résultats deux grands États de la Côte Est, New York demain, la Pennsylvanie (2) la semaine prochaine. Pour l’instant, côté démocrate, on peut penser qu’Hillary Clinton sera vraisemblablement la candidate. Mais la question se pose de savoir dans quel état elle arrivera à ce statut de candidate du Parti démocrate.

Au cours de l’année 2015, les républicains exprimaient la certitude qu’ils emporteraient l’élection présidentielle de 2016. Après deux mandats, le démocrate Obama, très critiqué, n’est plus aussi populaire qu’il l’a été en 2008. Bref, après le démocrate à la Maison Blanche, c’était le tour des républicains !

C’est la raison pour laquelle il y a eu tant de candidats républicains aux primaires (à un certain moment il y en avait dix-sept !). Aucun de ces candidats n’est capable de réunir autour de lui la majorité. Il suffit d’avoir 25 % pour être en tête et, du coup, recueillir les délégués de l’État dans lequel on s’est présenté. On a vu cela se reproduire tout au long de la campagne des primaires. Au mois de mars, Marco Rubio, sénateur de Floride, aurait dû remporter la primaire républicaine de Floride. Mais il avait en face de lui trois candidats : Donald Trump, Ted Cruz, du Texas, et John Kasich, de l’Ohio. Or ni Cruz ni Kasich ne se sont désistés en faveur de Rubio. Trump a donc gagné et Rubio a été écarté. La division qui règne au sein des candidats républicains explique que Donald Trump, même sans avoir la majorité absolue des suffrages au sein de chacune des primaires, parvient malgré tout à obtenir le nombre de délégués qui correspond à la primaire de chacun des États.

Donald Trump n’obtient pas la majorité absolue, loin s’en faut pour le moment. Mais il séduit de nombreux électeurs républicains. Cela tient au fait qu’il est un homme très riche, un promoteur immobilier qui a fait de très belles affaires, en grande partie grâce à son père et à son grand-père (il y des Trump Towers dans beaucoup de grandes villes américaines et ailleurs). Il inspire donc le respect à ceux qui considèrent que la richesse fait partie du rêve américain. C’est aussi un excellent débatteur. Il avait une émission de télévision qui consistait à faire passer devant lui des candidats à la gestion des entreprises. À la fin de chacune de ses émissions, il renvoyait les candidats malheureux avec un « You’re fired ! » (Vous êtes viré !) qui faisait son succès. C’est un homme qui ne fait jamais dans la nuance et sait très bien manier les foules, leur disant : « Vous êtes méprisées… L’Amérique n’est plus ce qu’elle était. Faites-moi confiance, je vais rendre l’Amérique aussi grande, aussi puissante qu’elle l’était jadis ! ». Quand on lui demande des détails, les réponses de Donald Trump ne sont jamais d’une très grande précision ni d’une très grande finesse. Ce qui fait son succès, c’est qu’il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il le dit avec force, il le dit avec beaucoup d’animosité, il le répète. En même temps, il peut arguer qu’avec sa fortune personnelle, estimée à 5 milliards de dollars, il ne dépend pas de Wall Street. Il a son avion personnel, il n’a pas besoin du financement des Super PAC (Political Action Committee), groupes de pression qui, depuis 2010, permettent aux entreprises de financer les campagnes électorales.

Ted Cruz est un homme très différent. Sénateur du Texas depuis 2013, d’origine cubaine par son père, il se présente comme l’un des porte-parole du Tea Party, cette expression droitière et très religieuse du Parti républicain, hostile au gouvernement fédéral, qui souhaite une politique étrangère beaucoup plus forte et qui ne veut pas accepter les changements que Barack Obama a pu apporter à la société américaine.

Voter Ted Cruz pour écarter Donald Trump, c’est choisir entre la peste et le choléra. Ted Cruz est plus « conservateur », dans le sens républicain du mot, que Donald Trump, mais malgré tout on ne peut pas dire qu’une présidence Ted Cruz serait plus acceptable qu’une présidence Donald Trump.

Reste le troisième candidat, John Kasich, qui n’a à ce jour que 143 délégués. Il lui en faudrait un bon millier pour atteindre la majorité absolue.

Le Parti républicain va-t-il accepter que Trump soit son candidat ? Une hypothèse circule selon laquelle aucun des candidats n’obtiendrait la majorité absolue à la convention. Dans ce cas, on passerait au deuxième tour où tout est ouvert : c’est ce qu’on appelle une « convention négociée ».

On peut en effet imaginer une convention négociée. Dans ce cas, la bagarre pourrait être sanglante car beaucoup d’électeurs républicains protesteraient que, même s’il n’a pas la majorité absolue, le candidat qui a remporté le plus de suffrages est Donald Trump et pas un autre. On peut s’attendre à ce que le mois de juillet soit agité sur le plan politique aux États-Unis.

Comment peut-on expliquer que cette campagne pour les primaires soit aussi agitée, aussi paradoxale, aussi complexe, aussi différente des campagnes précédentes ?

La réponse a été donnée par Christine Rifflart : La société américaine est aujourd’hui constituée de nombreux citoyens inquiets pour des raisons économiques et sociales. Beaucoup d’Américains craignent que leurs enfants ne bénéficient pas de la situation dont ils ont eux-mêmes profité. Ils s’interrogent sur les effets de l’évolution de l’économie américaine et de la répartition des différents statuts sociaux qui existent aux États-Unis. La société américaine a toujours été fondée sur les classes moyennes. Or ces classes moyennes se vident d’une part de ceux qui accèdent à une classe supérieure, d’autre part de ceux qui se paupérisent. Cela suscite l’inquiétude.

J’ajouterai que la société américaine se divise sur trois thèmes culturels (les trois G):
God : la religion. Donald Trump est certainement le moins religieux de tous les candidats mais il a reçu l’approbation d’un grand nombre d’électeurs évangéliques, voire catholiques ;
Guns : les armes à feu ;
Gays : la question de l’homosexualité.
Cette division profonde à l’intérieur de la société explique sans doute l’adhésion aux propos de Trump ou de Cruz. D’autres candidats républicains, qui n’étaient pas soutenus par la population, ont dû abandonner le combat. Il faut noter le cas tout à fait exceptionnel de Jeb Bush, le jeune frère de George W. Bush, qui a dépensé 150 millions de dollars pour sa candidature et n’a jamais réussi à obtenir le soutien qu’il espérait. En effet, Jeb Bush représente tout ce que la plus grande partie des républicains ne veulent plus : le pouvoir établi, l’autorité. Ce rejet de l’establishment est un rejet des élites.

Si on me demandait qui sera le (la) président(e) des États-Unis le 8 novembre, je ferais une réponse d’une prudence extrême. Hillary Clinton a les plus grandes chances d’être élue, surtout si elle est face à Donald Trump, ou même à Ted Cruz. Mais je me garderais d’être trop affirmatif et je reporterais mon pronostic… au 9 novembre au matin.

Loïc Hennekine
Merci, Monsieur le professeur, pour cette présentation très complète d’un processus très complexe des élections américaines.
À titre personnel, je vous suis reconnaissant de m’avoir rappelé l’année où je me suis intéressé pour la première fois à la politique américaine. J’avais douze ans et je me promenais dans mon collège avec un badge « I like Stevenson » !

Nous allons maintenant nous intéresser à la politique étrangère. Je remercie beaucoup Mme Kareen Rispal d’être parmi nous aujourd’hui. Depuis trente ans qu’elle est entrée au ministère des Affaires étrangères, après l’ENA, elle a eu une carrière très variée mais avec des dominantes économiques et des dominantes européennes. Elle fut un temps directrice du cabinet de la ministre déléguée chargée des Questions européennes et elle a comme caractéristique d’avoir passé trois ans en dehors du Quai d’Orsay comme directrice du Développement durable chez Lafarge. Depuis trois ans elle est directrice des Amériques et des Caraïbes au ministère des Affaires étrangères. Elle a passé cinq ans à New York, aux Nations Unies d’abord, puis comme conseillère culturelle pour les États-Unis à New York.

Elle va nous parler de ce qu’a été l’évolution de la politique étrangère de Bush à Obama et ce que l’on peut attendre de la suite.

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1) C’est finalement Hillary Clinton qui a remporté la primaire du 19 avril 2016 dans l’État de New York.
2) Hillary Clinton et Donald Trump remporteront les primaires de Pennsylvanie le 26 avril 2016 en totalisant respectivement 105 et 17 délégués.

Le cahier imprimé du colloque « Etats-Unis, horizon 2017 » est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.

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