Sans industrie solide, pas de protection sociale efficace
Intervention de Baptiste Petitjean, membre du Conseil d’administration de la Fondation Res Publica, ancien secrétaire général adjoint du Haut-commissariat au Plan, lors du colloque "Le modèle social français a-t-il un avenir ?" du mercredi 26 novembre 2025.
Merci, Madame la présidente,
Le modèle social a-t-il un avenir ? Quelles sont les conditions de sa préservation ? Nous avons deux heures pour résoudre un problème qui devrait – au sens de la probabilité mais aussi de la nécessité ! – occuper une grande partie de la campagne pour la prochaine élection présidentielle.
La Fondation Res Publica devait organiser cet automne ou cet hiver un colloque en trois temps, sur le modèle social, sur la réindustrialisation et enfin sur la démographie. Mais j’ai proposé à la présidente Marie-Françoise Becthel, à Jean-Pierre Chevènement et à Benjamin Morel, qui l’ont accepté, de les regrouper en un seul événement afin de donner à voir l’équation dans son entièreté, « l’idée de manœuvre » dirait Jean-Pierre Chevènement, afin d’engager la réflexion de manière plus problématisée, plus prospective, conformément à l’esprit de recherche de la Fondation depuis sa création.
Le modèle social français, mécanisme de solidarité hérité du programme du Conseil national de la Résistance et qui fait partie de l’identité républicaine de la France, est essentiellement fondé, pour son financement, sur deux paramètres clés : la vitalité démographique et le dynamisme de l’activité économique. Autrement dit, la pérennité de ce système tout à fait singulier, très généreux en prestations sociales et en services publics, dépend du nombre et de la capacité contributive de tous, et notamment des actifs et des entreprises qui paient des cotisations.
Ainsi, un pays comme la France ne peut pas se désintéresser de l’évolution de sa démographie : de l’évolution des naissances, du solde naturel et de la pyramide des âges. C’était l’objet de l’une des interventions précédentes. Mais un pays comme la France ne peut pas non plus ignorer la menace que font peser sur son contrat social la désindustrialisation et la désagricolisation, la persistance d’une croissance faible (+1,3 % par an en moyenne de 2010 à 2024[1]), le décrochage technologique, les faibles gains de productivité (la productivité du travail par tête en France reste en 2023 3,5 % en-dessous de 2019[2]) et la stagnation des salaires[3].
« Sans industrie solide, pas de protection sociale efficace ». Tel est l’intitulé de mon intervention ; tel est également le titre de la première tribune que j’ai publiée, dans Le Monde[4], en tant que directeur de la Fondation. Cela remonte au 14 décembre 2011…
Le financement de notre modèle social dépend donc des cotisations des travailleurs et des entreprises. Une économie en croissance, productive, et dynamique n’est pas une option, c’est un impératif ; Patrick Artus a rappelé cet enjeu en tout début de séance. Et contrairement à la pensée qui a dominé de la fin des années 1970 au début des années 2010, la croissance – mais pas seulement, il en va aussi de l’indépendance de la France ou de la résorption des fractures territoriales – ne peut venir de l’idéologie du fabless. Au contraire. La désindustrialisation a affaibli notre potentiel de croissance et alimenté l’aggravation d’un déficit commercial devenu abyssal.
Depuis le milieu des années 2010, il y a certes eu un arrêt de l’hémorragie productive. On peut même parler d’un frémissement. Sur le front de l’emploi par exemple : de 2017 à 2024, près de 120 000 emplois salariés industriels ont été créés, en solde net[5]. En termes d’attractivité également : pour la sixième année consécutive, la France a été en 2024 la première destination des investissements directs à l’étranger (IDE) en Europe, en nombre de projets[6]. Entre 2022 et 2024, on recense enfin plus de 450 ouvertures nettes d’usines sur tout le territoire[7], en tenant compte des extensions et réductions.
Mais la lucidité commande de nuancer ces progrès. Regardons plusieurs indicateurs clés.
La trajectoire de notre balance commerciale de biens tout d’abord[8]. Je serai un peu long sur cet indicateur que je suis de très près depuis mon passage à la tête de la Fondation Res Publica : chaque été ou presque, Jean-Pierre Chevènement souhaitait un point complet et détaillé sur le commerce extérieur de la France. Il avait bien en tête la relation « quasi mécanique » entre la « désindustrialisation accélérée » et les « déficits extérieurs persistants », une relation décrite par les économistes François Geerolf et Thomas Grjebine[9]. Je les cite : « Un déficit de la balance des biensmanufacturés diminue de façon mécanique la production de biens pour une demande donnée. Lorsque ce déficit augmente (ou que le solde commercial se dégrade), la production de biens diminue encore (par rapport à la situation antérieure où le solde commercial était moins dégradé), ce qui amène à la désindustrialisation. »
Situé autour de l’équilibre jusqu’au milieu des années 2000, le solde commercial de la France n’a cessé de se dégrader en tendance depuis. Le déficit est massif, supérieur ou avoisinant 100 milliards d’euros (CAF/FAB) depuis 2021. Jean-Michel Quatrepoint rappelait souvent le cumul des soldes commerciaux annuels[10] : au total, depuis le début du siècle, la France a accumulé plus de 1 600 milliards d’euros de déficits commerciaux, tandis que l’Allemagne et l’Italie ont respectivement accumulé environ 4 300 milliards et 400 milliards d’excédents. On peut d’ailleurs au passage se demander où sont passés les excédents commerciaux allemands, qui ne se sont manifestement orientés ni vers l’investissement productif, ni vers l’innovation et la technologie, ni les infrastructures jusqu’ici. La part de marché à l’export de la France au niveau mondial a fondu de moitié depuis 2000, en passant de 5,1 % à 2,6 %. Elle est inférieure à celle de l’Allemagne et, depuis 2020, à celle de l’Italie devenue le 4ème exportateur mondial, devant le Japon.
Allons plus loin et soulevons le capot. Le solde des produits manufacturés a basculé dans le négatif en 2005 (45 milliards d’euros de déficit en 2024), et notre socle de grandes catégories excédentaires (aéronautique et parfums & cosmétiques) semble trop étroit pour redresser cette trajectoire. En revanche, les grandes catégories déficitaires sont nombreuses : l’automobile, déficit de 23 milliards (nous avions un excédent de 10 milliards il y a 20 ans) ; produits informatiques, électroniques et optiques, 21 milliards ; produits métalliques et métallurgiques, 12 milliards ; équipements électriques et ménagers, 9 milliards ; machines, 8 milliards ; bois, papier, carton, 6 milliards ; textile, 5 milliards.
Même le secteur agroalimentaire vacille. En considérant les produits agricoles et les produits des industries agroalimentaires, le solde commercial a été positif à hauteur de 8,6 milliards de 2010 à 2019, avec des pics à plus de 11 milliards entre 2011 et 2013. Mais tout récemment, les excédents agroalimentaires se sont érodés : 6,6 milliards d’euros en 2023, puis 4,9 milliards en 2024, et un peu moins d’1 milliard sur les douze mois allant d’octobre 2024 à septembre 2025[11]. Sur les neuf premiers mois de l’année 2025, la France a enregistré un déficit commercial dans le secteur agricole de 458 millions d’euros ; et le très faible excédent sur les produits de l’industrie agroalimentaire (82 millions d’euros) ne suffit pas à redresser la barre. Si cette tendance devait se confirmer pour l’ensemble de l’année en cours, le résultat serait inédit, jamais observé depuis plus d’un demi-siècle, le dernier solde négatif dans le domaine agroalimentaire remontant à 1978. Après la désindustrialisation, est-ce la désagricolisation qui nous menace ?
Une analyse encore plus fine de la base de données détaillée des Douanes[12] permet de saisir l’état et l’évolution de l’ensemble des productions nationales à travers près de 10 000 postes répertoriés. En 2024, environ 6 500 postes/produits (soit les deux tiers de l’ensemble) sont en déficit commercial, et presque 1 000 postes affichent un déficit de plus de 50 millions d’euros.
J’en viens à d’autres indicateurs. La part de l’industrie manufacturière dans le PIB par exemple[13] : 9,6 % (-0,2 point qu’en 2023), contre 14 % en moyenne pour la zone euro, 15 % en Italie et 18 % en Allemagne. L’indice de production industrielle[14] en France est quant à lui situé 15 points en-dessous de son niveau de 2011-2012, et un peu moins de 10 points en-dessous son niveau pré-Covid (2019). Et le nombre d’emplois salariés dans l’industrie recule depuis la deuxième partie de l’année 2024, pour la première fois depuis 2018. La France a perdu un peu plus de 10 000 emplois industriels en un an[15].
Pourquoi ce retournement ? Pourquoi sommes-nous coincés dans cette morosité productive ?
Dans les mois et années qui suivirent le rapport Gallois de 2012 – et sous l’impulsion décisive du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui réinstalla des outils de politique industrielle centrés sur les filières et les produits, souvenons-nous de ses 34 « plans industriels »[16] ou des « commissaires au redressement productif »[17] –, un grand nombre de mesures ont bien été mises en place notamment au titre de la « politique de compétitivité » qui visait un soutien au tissu économique et industriel dans sa globalité.
On peut citer des initiatives telles que le « Pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi », en 2012 ; la « loi travail » de 2016 ; ou encore la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite « loi Pacte »[18], en 2019.
Plusieurs évolutions dans le sens d’un allègement de la fiscalité des entreprises ont également eu lieu, avec notamment le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) puis sa transformation en 2019 en allègements de cotisations pour les employeurs[19]. Les réformes des années 2019-2023 ont permis aux entreprises industrielles françaises de réduire sensiblement leurs coûts de production, sans pour autant réaligner le niveau national de fiscalité de production sur la moyenne européenne[20].
Il s’agit à mes yeux de compléter ces mesures horizontales par des outils de politique industrielle verticaux, établissant de manière ciblée des stratégies de filières territorialisées, produit par produit, visant à faire mûrir et à développer nos capacités productives en mobilisant ensemble les industriels, les forces sociales, les investisseurs et la puissance publique. Dans une sorte de néo-interventionnisme, l’État jouerait un rôle actif dans l’identification des activités économiques qu’il souhaite promouvoir. J’ouvre une parenthèse ici pour insister sur la dimension « territorialisée » de ces politiques de filières, car ce qui caractérise la France est hélas la faiblesse de son tissu productif, en comparaison du fameux Mittelstand allemand ou des Distretti industriels en Italie : les PME industrielles[21] en France pèsent 9 % du nombre total d’entreprises du secteur, contre 34 % en Allemagne et 17 % en Italie ; elles emploient un quart des travailleurs du secteur contre 50 % en Italie, et leur part dans la valeur ajoutée du secteur est de 38 %, contre 50 % en Italie.
Je reviens aux stratégies de filières, dont la première étape est celle de l’identification même des filières et des produits pertinents. Et les données détaillées des Douanes que j’ai évoquées dans le constat peuvent fournir une aide précieuse. Comme l’avait établi le Haut-Commissariat au Plan, trois paramètres doivent être pris en considération pour identifier, parmi les 10 000 références, les postes pour lesquels une localisation ou une relocalisation de la production sur le territoire national peut être envisagée :
- l’existence d’une demande nationale pérenne ;
- l’existence de débouchés à l’export ;
- l’existence d’atouts permettant le développement compétitif des activités dans le champ considéré. Il peut s’agir d’avantages de diverses natures, géographiques, naturels, humains, historiques, maîtrise de la chaîne de valeur amont et aval, compétitivité-prix ou hors-prix, procédés de production innovants, intervention spécifique de l’État en termes d’investissements, de coordination, de planification ou de suivi opérationnel… Grosso modo, on peut estimer qu’un seuil d’auto-approvisionnement (part de la production nationale dans la consommation nationale) de l’ordre de 20 % peut traduire l’existence d’un socle de capacité productive nationale permettant une montée en puissance.
Ces politiques de filières territorialisées pourraient prendre la forme de Plans de mobilisation, permettant de structurer l’offre des produits industriels identifiés comme prioritaires et qui ne font pas encore l’objet d’une action publique soutenue, un peu dans l’esprit, remises au goût du jour bien entendu, des Commissions de modernisation du Commissariat général du plan d’après-guerre.
Chaque stratégie de filière devra alors s’intéresser à un certain nombre de déterminants majeurs. J’en retiendrai quatre principaux ce soir, que l’on peut distinguer en « 4 F » :
- Je ne reviens pas sur la nécessité, largement décrite par le directeur de la Fondation, d’un appareil éducatif et de Formation efficace, en phase avec les besoins de notre économie en métiers et en compétences, pour aujourd’hui et pour demain. Je rappelle simplement qu’actuellement, 60 à 70 000 postes restent vacants dans l’industrie.
- Deuxièmement, la disponibilité en Foncier. Suite à la définition d’objectifs particulièrement ambitieux, notamment en comparaison de nos voisins[22], en matière de réduction de l’artificialisation des sols (objectif « zéro artificialisation nette », fixé par la loi « Climat et résilience » de 2021), la question du manque de foncier économique est devenue criante. 93 % des zones d’activités économiques seront saturées d’ici 2030 ; 67 % des EPCI déclarent avoir refusé des projets d’implantation économique ou subi des déménagements d’entreprises par manque de foncier économique[23]. Des premières pistes sont à considérer, en particulier l’utilisation des friches industrielles (potentiel d’au moins 10 000 hectares[24]).
- Le Financement. Le rapport Draghi de septembre 2024[25], auquel la Fondation a consacré un colloque entier il y a un an presque jour pour jour[26], souligne la nécessité pour l’Europe de réaliser de lourds investissements, à hauteur de 800 milliards d’euros par an, afin d’entretenir et de renouveler des spécialisations sectorielles, de sorte à rejoindre la frontière technologique et à augmenter les gains de productivité. J’en profite pour indiquer ici qu’à mes yeux l’innovation devrait être envisagée comme une donnée d’entrée, un paramètre à part entière des stratégies de filières. Les investissements dans l’automatisation par exemple sont particulièrement urgents en France, où seuls 4 900 robots ont été installés en 2024, contre près de 9 000 en Espagne et presque 27 000 en Allemagne[27]. Selon Olivier Lluansi, dans son rapport pour le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI)[28], le besoin d’investissement supplémentaire dans notre industrie est de l’ordre de 200 milliards d’euros sur dix ans, soit 3 % seulement de l’épargne du pays. Serpent de mer, la mobilisation du montant colossal de l’épargne nationale constitue une source de financement privilégiée mais dont les modalités pratiques tardent à voir le jour. Le METI propose de créer des fonds régionaux d’investissement industriel, directement accessibles aux épargnants locaux.
- La Facilitation, pour ne pas dire la simplification. Pour de nombreuses filières industrielles, la réindustrialisation bute enfin sur la complexité administrative, sur les difficultés normatives et sur les délais liés à celles-ci. Le coût de la bureaucratie grimperait à près de 4 % du PIB en France (3,9 %) contre 0,8 % du PIB en Italie, 0,3 % en Espagne, 0,2 % en Allemagne, 0,1 % au
Royaume-Uni[29]. Actuellement le délai d’instruction d’autorisation d’exploiter une nouvelle activité industrielle est de 14,4 mois[30]. Les « sites clés en mains » constituent un bon outil qu’il convient de développer davantage : ils permettent vis-à-vis des porteurs de projets industriels de proposer des sites permettant une implantation plus rapide grâce notamment à des travaux de proto-aménagement et l’avancée d’un maximum de procédures administratives préalables, conduits en partenariat avec les collectivités concernées.
Je n’ai hélas plus le temps de développer, mais d’autres paramètres et leviers essentiels existent et doivent être pris en grande considération pour mener à bien notre objectif de reconquête productive. Je pense bien entendu à la disponibilité et au coût de l’énergie, mais aussi à la commande publique de proximité.
Une note de conjoncture, pour finir :
La volonté française de redressement productif se trouve également entravée par un environnement qui s’est considérablement et rapidement durci, ce qui a fait dire à Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode qu’« il est plus difficile de réindustrialiser en 2025 qu’en 2017 »[31].
La demande européenne se comprime, plombée notamment par les difficultés de l’Allemagne dont le PIB a reculé en 2023 (-0,2%) et en 2024 (-0,1%).
La France et l’Europe se trouvent surtout dans les tenailles sino-américaines, pour faire référence à un colloque de la Fondation Res Publica de… 2010[32] ! D’une part l’offensive douanière menée par les États-Unis prive certaines de nos productions d’un débouché essentiel (c’est le cas des vins et spiritueux par exemple) ; d’autre part, les surcapacités chinoises cherchent à se déverser en Europe et menacent les parts de marché de nos producteurs. L’excédent commercial chinois en Europe a presque doublé depuis 2019 pour atteindre les 310 milliards de dollars sur les douze derniers mois, dépassant de manière inédite l’excédent chinois vis-à-vis des États-Unis (302 milliards)[33]. Et je ne parle pas du rythme effréné des États-Unis et de la Chine dans la course à l’innovation[34].
Ajoutons à ce nouveau cadre commercial la question monétaire et le retour de l’euro fort (ou du dollar faible, cela dépend du point de vue), passé de la parité en début d’année 2025 à environ 1,18 dollar à la fin de l’été. Il est un peu redescendu et s’échange désormais à près de 1,16 dollar[35]. Mais la vigilance s’impose… Cette évolution du cours de l’euro vient dégrader un peu plus la compétitivité des produits européens, et donc français, à l’export.
Je termine mon propos sur le fait que la reconquête productive doit se faire aussi dans les esprits, au sein de l’ensemble de la société. Un peu moins de la moitié des Français (47 %) recommanderaient à un proche de travailler dans l’industrie, c’est le plus le plus bas niveau observé depuis 15 ans[36]. Je vous remercie pour votre attention.
[1] Évolution du PIB de la France et de ses composantes, Insee.
[2] La productivité du travail par tête en France reste en 2023 3,5 % en-dessous de 2019. Contrairement à l’Italie (+1,1 %) ou au Royaume-Uni (+ 0,6 %), la France n’a pas retrouvé son niveau de productivité par tête d’avant-crise, tout comme l’Allemagne et l’Espagne qui se situent respectivement 0,6 % et 1,3 % sous leur niveau de 2019. 5ème rapport du Conseil national de la productivité.
[3] Le salaire net en ETP a augmenté de 0,3 % en moyenne par an depuis la fin des années 2000 dans le privé, et a stagné (0,0 % en moyenne par an) dans le secteur public. Insee.
[4] « Sans industrie solide, pas de protection sociale efficace », Tribune de Baptiste Petitjean dans LeMonde.fr, 14 décembre 2011
[5] Emploi salarié par secteur, Insee. 3 267 100 salariés dans l’industrie à fin 2024, contre 3 148 600 à fin 2017.
[6] Business France, 15 mai 2025.
[7] Baromètre industriel de l’État 2024, ministère de l’Economie, mars 2025. 176 ouvertures nettes en 2022, 189 en 2023, et 89 en 2024. Hors extensions et réductions significatives de sites industriels, on compte toutefois 5 fermetures nettes d’usines en 2024, contre 49 et 59 ouvertures nettes respectivement en 2022 et 2023.
[8] Les chiffres du commerce extérieur mentionnés dans la suite de cette intervention proviennent principalement du site du département statistique des Douanes, « Le chiffre du commerce extérieur ».
[9] « Désindustrialisation (accélérée) : le rôle des politiques macroéconomiques », François Geerolf et Thomas Grjebine, L’Économie mondiale 2021, CEPII, La Découverte, 2020.
[10] À partir des chiffres de la base de données Trade Map, de l’International Trade Centre.
[11] 0,8 milliard de déficit pour les produits agricoles et 1,6 milliard d’excédent pour les produits des IAA.
[12] Nomenclature NC8.
[13] « Réindustrialisation : les chiffres qui confirment l’enlisement », Les Echos, 30 octobre 2025.
[14] La conjoncture économique française en 10 graphiques, Rexecode, 25 mars 2025.
[15] Emploi salarié par secteur, Insee. 3 257 800 au troisième trimestre 2025, contre 3 268 900 au troisième trimestre 2024.
[16] « La nouvelle France industrielle ».
[17] Lettre d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, aux préfets de région, 14 juin 2012.
[18] Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises.
[19] Le plan « France Relance » a mis en place une baisse des impôts de production de 20 milliards d’euros sur la période 2021-2022 ; Voir notamment : Conseil d’analyse économique (CAE), « Les impôts sur (ou contre) la production », 2019 ; Baisse des impôts de production, ministère de l’Economie, 7 septembre 2023.
[20] Les impôts sur la production, FIPECO, 2024. 3,1 % du PIB en France en 2023, au deuxième rang européen derrière la Suède, contre 1,7 % du PIB de moyenne dans l’UE et 0,7 % du PIB en Allemagne.
[21] « Redynamiser l’industrie pour une souveraineté retrouvée », Livre blanc de la CPME, novembre 2025.
[22] « Les politiques de réduction de l’artificialisation des sols », Sénat, 2023.
[23] « Le foncier économique à l’heure de la sobriété foncière », Intercommunalités de France, octobre 2022.
[24] Mission nationale de mobilisation pour le foncier industriel, « Stratégie nationale de mobilisation pour le foncier industriel », Rollon Mouchel-Blaisot, 2023.
[25] « The future of European competitiveness », Rapport de Mario Draghi à la Commission européenne, 9 septembre 2024.
[26] « L’avenir de l’économie européenne : que penser des rapports Noyer et Draghi ? », Colloque de la Fondation Res Publica du 27 novembre 2024.
[27] « Moins de nouveaux robots, plus de fermetures de sites : l’industrie française en plein doute », Les Echos, 17 novembre 2025.
[28] « Produire et travailler en France mode d’emploi », METI, juin 2025.
[29] « Quantifying the impact of red tape on investment : A survey data approach », Journal of financial economics, février 2014.
[30] Politique prioritaire du Gouvernement, Faciliter l’installation et le développement des sites industriels.
[31] « Moins de nouveaux robots, plus de fermetures de sites : l’industrie française en plein doute », Les Echos, 17 novembre 2025.
[32] « La France et l’Europe dans les tenailles du G2 ? », Colloque de la Fondation Res Publica du 18 janvier 2010.
[33] « Droits de douane : pour la première fois, la Chine dégage un excédent commercial plus important vis-à-vis de l’Europe que des États-Unis », Les Echos, 17 novembre 2025.
[34] « Is China winning the innovation race ? », Financial Times, 28 novembre 2025
[35] 1 euro = 1,1577 dollar le 26 novembre 2025, Banque centrale européenne.
[36] Sondage Ifop, « La France est-elle en train de rater sa réindustrialisation ? », novembre 2025.
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