Comment et jusqu’à quel point la société américaine a-t-elle changé ?

Intervention de Yascha Mounk, politologue, professeur à l'université Johns Hopkins et fondateur du magazine Persuasion, auteur, notamment, de Le Peuple contre la démocratie (Éditions de l'Observatoire, 2018) et Le Piège de l'identité (Éditions de l'Observatoire, 2023), lors du colloque "Le Nouveau monde est-il si nouveau ? - L'Amérique et nous" du mardi 23 septembre 2025.

Merci beaucoup. C’est pour moi un honneur d’être parmi vous ici ce soir.

Je crois en effet que la grande question que la France et l’Europe ont à se poser c’est comment comprendre les changements advenus aux États-Unis dans les dernières années et comment réagir à cela, comment aller du choc engendré par ces changements à une stratégie à adopter face à ce bouleversement par ce pays et ce continent, comment passer assez vite de l’analyse à l’action.

Il est très clair que les États-Unis ont profondément changé pendant les dix ou quinze dernières années. Beaucoup de certitudes particulièrement importantes du point de vue européen sont aujourd’hui profondément remises en cause.

La première est la vision des États-Unis comme le leader du monde libre qui va s’engager pour la sécurité du continent européen, protégeant par exemple les pays de l’Ouest de l’Europe contre l’agression menée par la Russie.

La deuxième est la certitude que dans vingt, cinquante ou cent ans, les États-Unis seront encore une démocratie. Si les Français se plaisent à se présenter comme la première démocratie du monde, les États-Unis ont quand même connu une révolution démocratique treize ans avant la France, et ont été pendant très longtemps la démocratie la plus puissante, la plus peuplée du monde, qui, d’une certaine façon, a ancré la domination du système démocratique dans le monde.

Aujourd’hui ces certitudes sont mises en doute. Cela a beaucoup à voir avec l’ascension de Donald Trump qui rejette profondément les ambitions démocratiques américaines. On l’a vu pendant son premier mandat quand il avait la volonté de s’opposer à ce système sans peut-être avoir la capacité de le faire. En effet, quand il a été élu en 2016 il disait lui-même qu’il ne connaissait presque pas Washington, D.C. qu’il n’y avait presque pas de partisans. Il avait conquis le Parti républicain mais celui-ci restait dans sa substance assez hostile à ses idées. En 2017, une des choses les plus faciles pour un journaliste était de trouver un sénateur ou un député républicain qui, en background et anonymement, lui confiait pourquoi Donald Trump était dangereux et pourquoi il fallait se débarrasser de lui.

Mais cela a changé entre temps. Aujourd’hui Donald Trump a quatre, voire cinq, ans d’expérience en tant que Président des États-Unis. Il a rassemblé une équipe qui est sur sa ligne idéologique. Il a maintenant une infrastructure qui pousse en avant l’agenda de son deuxième mandat et il a un plan d’action spécifique. Le Parti républicain a aussi beaucoup changé. Les députés, et même les sénateurs, ne sont plus les mêmes. Ce sont aujourd’hui en majorité des gens qui, depuis 2016, se sont fait élire dans les primaires républicaines souvent en se disant plus trumpistes que Donald Trump lui-même. Il a donc la volonté et la capacité de changer ce système de manière beaucoup plus profonde. On le voit dans les derniers jours avec, pour donner quelques exemples, le fait qu’il a licencié des analystes économiques dans l’appareil administratif dont on a besoin pour avoir des informations fiables sur l’économie américaine. Il a licencié des procureurs qui selon lui n’étaient pas suffisamment prêts à poursuivre ses ennemis politiques. Il a même publié une note assez bizarre – qui était peut-être censée être privée – enjoignant à Pam Bondi (ministre de la Justice) de poursuivre ses ennemis politiques de manière plus énergique.

Cela ne veut pas dire que la démocratie américaine est morte et je dois dire que la presse européenne donne parfois une image trop simpliste de l’Amérique.

Contrairement à d’autres démocraties dans le monde les États-Unis ont des avantages structurels qui peuvent protéger leurs institutions.

D’abord le fédéralisme profond des États-Unis fait que beaucoup de gouverneurs démocrates dans des États comme la Californie, New York, la Pennsylvanie, l’Illinois, peuvent s’opposer au gouvernement de Donald Trump.

Deuxièmement c’est une démocratie très riche dans laquelle beaucoup de fondations, beaucoup d’organisations de la société civile, ne dépendant pas directement du financement de l’État, peuvent, elles aussi, s’opposer à son agenda. La presse est quand même assez libre, le New York Times est une filiale de la New York Times Company, société cotée en bourse financée par les abonnements de millions de lecteurs et n’est donc pas directement objet de la pression publique comme l’étaient la plupart des journaux et magazines dans une ville comme Budapest par exemple.

Troisièmement beaucoup de points sont soumis à veto dans le système politique américain. Un projet de loi doit obtenir la majorité absolue à la chambre des Représentants et 60 % des voix des sénateurs. Il doit être signé par le Président et approuvé par la Cour suprême qui veille au respect de la Constitution. Selon moi, l’indépendance des juges perdure. Il y a maintenant à la Cour suprême une majorité de juges très conservateurs qui suivent plus ou moins les idées des organisations de conservateurs américains comme la Federalist Society. On peut souvent n’être pas d’accord avec leur jugement mais il y a une grande différence entre ce conservatisme plutôt traditionnel en Amérique et les mouvements MAGA. L’administration américaine a quand même perdu la grande majorité des procès l’opposant à d’autres acteurs pendant les huit ou neuf derniers mois.

Ce qu’on voit maintenant c’est une vraie bataille pour la démocratie américaine. On est dans une situation extrêmement sérieuse dans laquelle l’administration veut dépasser les limites de son pouvoir d’une manière que jamais vue en Amérique, en tout cas pas depuis R. B. Hayes (1877-1881), voire depuis Andrew Jackson (1829-1837). Mais il y a aussi des défenses structurelles qui peuvent empêcher Donald Trump de faire ce qu’il veut. Dans les autres démocraties où des populistes, démagogues élus par le peuple se sont introduits dans les institutions on a vu que la durée de leur passage au gouvernement a fait toute la différence. Même au Venezuela, une démocratie imparfaite mais réelle à la fin des années 1990, devenue clairement une dictature depuis, la destruction des institutions démocratiques a pris quinze ou vingt ans Et ce sont les victoires successives de Chavez lors d’élections un peu truquées mais plutôt libres qui lui ont finalement permis de détruire complètement le système démocratique.

Les Démocrates seront-ils capables de gagner les élections – certainement libres – qui vont se dérouler dans les Midterms de l’année prochaine et les élections présidentielles de 2028 ?

Le Parti démocrate est dans un état pitoyable : il s’est éloigné des valeurs, des points de vue de la majorité de la population américaine sur beaucoup de points. Les Démocrates n’ont pas produit un candidat charismatique et sérieux depuis le départ de la scène politique – à cause des limites des mandats américains – de Barack Obama. Je crains que Trump ne domine les institutions et qu’il puisse le faire pendant longtemps. En effet, comme Hugo Chávez au Venezuela, comme Viktor Orbán en Hongrie, il sera peut-être capable de remporter de nouvelles élections parce que, même s’il n’est pas populaire, il est moins impopulaire que ses opposants.

Deuxième point, Donald Trump est entouré par une équipe profondément sceptique sur les responsabilités traditionnelles des États-Unis. C’est lié à l’idéologie, à la mentalité personnelle de Donald Trump. Dans son livreThe Art of the Deal traitant de la manière de faire des affaires (qui n’est pas la manière française), il écrit que dans toute négociation il y a un perdant et un gagnant, comme au poker : si les Européens, les Japonais et les autres alliés de l’Amérique sont satisfaits de cette alliance, la seule explication doit être que l’Amérique est le joueur stupide qui n’a pas réalisé que ses partenaires sont en train de gagner tandis qu’il est en train de perdre. C’est une conception du monde à somme nulle.

La deuxième pensée fondamentale de Donald Trump est que le monde est divisé en sphères d’influence. Cela éclaire ce qui pourrait paraître difficile à comprendre : pourquoi Donald Trump ne veut pas s’engager pour la défense de l’Ukraine contre l’agression russe, ne veut pas s’engager pour maintenir le statut ambigu de Taïwan… tout en disant que peut-être l’Amérique devrait faire du Groenland une partie de son territoire et reprendre le canal de Panama. L’idée des sphères d’influence expliquece qui, a priori, est difficile à comprendre : dans un cas il est plutôt isolationniste et dans l’autre il envisage des agressions américaines. Si Donald Trump considère que l’Ukraine appartient à la sphère d’influence de la Russie, Taïwan à la sphère d’influence de la Chine, laissons-les faire ce qu’ils veulent. Mais le Groenland, Panama, l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord et centrale, tout cela constitue la sphère d’influence américaine.

Nous, Européens, devons prendre conscience que la situation de notre continent a profondément changé. Comme l’ont peu à peu reconnu les différents hommes d’État européens nous ne pouvons plus déléguer notre futur et notre sécurité aux États-Unis. Il devient nécessaire de savoir se défendre, par exemple contre l’agression russe à laquelle on assiste en Ukraine.

En même temps que – lentement – les élites européennes commencent à comprendre cette vérité, la majorité d’entre elles se demandent ce qui serait nécessaire pour s’assurer de ce futur. Assurer une défense militaire sur le long terme n’est pas possible quand on n’est pas fort sur le plan économique. Il n’est pas envisageable que, dans quinze ou trente ans, l’Europe soit autonome sur le plan stratégique si nous n’avons pas sur notre continent l’industrie de l’IA, des voitures électroniques et autres industries du futur sérieuses. Il n’est pas vrai que l’Europe puisse devenir une superpuissance en régulation grâce au Brussels Effect (l’effet de Bruxelles) si les entreprises, les industries, que l’Union européenne veut régler n’existent pas en Europe ! D’ailleurs, en tant qu’européen, je trouve un peu triste de limiter notre ambition à édicter des régulations plutôt qu’à contribuer aux industries du futur.

Comme nous l’avons vu lors des traités avec l’Amérique sur le libre marché, une superpuissance qui n’a qu’une dimension ne peut pas traiter à égalité avec les autres puissances mondiales. Peut-être, pour le moment, l’économie européenne est-elle plus ou moins au même rang que l’économie américaine. Peut-être, dans des négociations sur le libre marché, cela devrait-il nous donner un certain poids. Mais si, sur les autres dimensions nécessaires à une grande puissance comme le militaire et la sécurité, nous avons besoin des États-Unis, ils peuvent nous imposer leurs règles.C’est pour cette raison que nous avons perdu ces négociations qu’Ursula von der Leyen a conclues il y a quelques mois avec les États-Unis. Ce n’est pas à cause du manque de poids économique : c’est parce que notre manque de puissance dans d’autres dimensions du pouvoir permet aux États-Unis de nous dire quelles règles nous devons suivre.

Je crois que le public européen est en train de se mentir en pensant que nous pouvons maintenir indéfiniment le statu quo, que nous pouvons continuer à prendre notre retraite à 62 ans, que nous pouvons dépenser un peu plus d’argent pour le militaire sans changer notre structure industrielle, que nous pouvons accepter des prix de l’énergie qui tuent lentement l’industrie européenne – allemande notamment -, quand NVIDIA, une compagnie américaine, a une valeur à la bourse supérieure à celle de toute l’économie allemande, toute la bourse allemande et toute la bourse française !

Nous nous trouvons maintenant à un moment où la belle devise d’un de mes romans préférés, Le Guépard, est d’actualité. En Europe, si on veut sauvegarder nos valeurs, si on veut sauvegarder notre État-providence, si on veut garder tout ce qui est important pour nous, il faut tout changer.

Merci.

Marie-Françoise Bechtel

Merci beaucoup.

Je crois comprendre de ce que vous dites qu’au fond votre diagnostic sur l’état actuel de la société américaine n’est pas celui d’un changement radical. Vous avez noté tout ce qui fait que l’Amérique résiste en elle-même et pour elle-même à raison de ce qu’elle était, sans évoquer toutefois les évolutions sociologiques. On parle souvent pourtant de l’entrée en scène des cols bleus, de l’inconscience des démocrates, pendant de longues années, sur la manière dont une partie de la population américaine ressentait et vivait son déclassement, la façon dont les latinos eux-mêmes sont entrés, en votant pour Trump, dans ce même état d’esprit. Vous semblez dire au fond, si je vous ai bien compris, que les remparts institutionnels sont finalement encore suffisants.

Yascha Mounk

Je ne sais pas s’ils sont suffisants. Je crois que nous sommes en train de vivre une expérience intéressante. L’objectif des institutions américaines, mais aussi de toutes les institutions démocratiques (porté par les pères fondateurs des États-Unis mais aussi par le philosophe Emmanuel Kant), est d’avoir des institutions qui soient assez fortes pour que même, disait Kant, si « une race de diables » assaillait ces institutions, elles tiendraient quand même. Aujourd’hui, ce n’est pas une « race de diables » qui est au pouvoir mais un président qui a un petit côté diabolique. Nous allons voir si les institutions sont assez stables pour résister, au moins le temps d’un mandat. C’est trop tôt pour le savoir.

Je voulais dire que, malgré les parallèles entre le populisme autoritaire de Donald Trump et les populismes autoritaires de Viktor Orbán en Hongrie, de Viktor Chavez au Venezuela, etc. il y a des raisons de penser que l’Amérique peut résister de manière plus profonde pour plus longtemps. Mais cela ne veut pas dire qu’elle va résister éternellement. Selon moi, si les Démocrates gagnent les élections de Midterm en 2026 et les élections présidentielles en 2028, cette période entrera dans les livres d’histoire américaine comme une période très triste, assez embarrassante, mais pas comme une période qui a changé profondément l’histoire américaine. Si, par contre, Donald Trump peut choisir le prochain président. Si un J.D. Vance ou un Donald Trump junior est élu président pour les prochaines quatre (ou huit) années, je commence à avoir vraiment peur.

Deux mots sur les changements sociologiques.

D’abord l’élite américaine – mais on pourrait dire la même chose de l’élite française ou allemande – devrait se regarder dans le miroir. En effet, la population est profondément déçue par nos institutions et notre gouvernance. Aux
États-Unis, sous beaucoup d’aspects, les institutions se sont autodétruites. Et si tant de gens sont capables de voter pour quelqu’un comme Donald Trump ce n’est pas que la majorité des Américains sont devenus extrémistes ou fous, c’est qu’ils ont un dédain profond pour leurs institutions et parce que les erreurs commises dans les dix ou vingt dernières années justifient pleinement cette colère.

Deuxièmement il y a un peu l’idée, qui expliquait jusqu’à un certain point l’élection de 2016, que l’électeur de Donald Trump est le vieil homme blanc plutôt pauvre qui, en ce qu’il est nostalgique du passé, a peur du futur. Il est vrai qu’en 2016 Donald Trump a fait un score extrêmement fort parmi, notamment, les Américains blancs plus pauvres, plus âgés, tandis qu’Hillary Clinton avait gagné des voix dans les autres groupes sociaux.

Mais cela a beaucoup changé pendant les huit dernières années où ce sont les Démocrates qui ont progressé dans l’électorat blanc plutôt bien diplômé tandis que les Républicains progressaient fortement dans les minorités : les Américains noirs, les Américains d’origine asiatique et en particulier les Américains originaires d’Amérique latine. Ils ont aussi très fortement progressé chez les jeunes. Ces catégories d’électeurs ne sont pas nostalgiques du passé. Le passé des Afro-Américains était évidemment très violent. Les grands parents de beaucoup d’Hispaniques étaient paysans au Mexique ou au Guatemala. Leurs parents étaient des immigrés très pauvres qui faisaient des travaux très durs. Et eux, en fait, ont de l’ambition pour le futur. Certains sont allés à l’université, d’autres exercent des professions bien rémunérées. Ils avaient l’impression que Trump leur proposait une forme de populisme assez rationnel que Kamala Harris ne pouvait pas offrir. Les Démocrates parlent toujours du fait qu’ils vont augmenter le salaire minimum mais les Républicains disent que cela devrait être plus facile de fonder une petite société. Autre manière de parler à cet électorat. Maintenant, la manière dont Donald Trump gouverne n’aide pas le parti à construire cette coalition multiethnique de la classe ouvrière. Mais je crois que c’est le futur naturel pour le Parti républicain. Donc il faut faire très attention à ne pas dire : « Nous sommes le futur, les trumpistes sont le passé. » C’est trop simple, si on n’y prend garde, ils seront le futur et nous le passé.

Dernier point. Nous nous demandions si l’Amérique avait changé. Mais l’Europe est aussi en train de changer. J’étais à Londres ces derniers jours. Dans les sondages, Reform UK de Nigel Farage, un parti de droite dure, progresse et si les sondages ne changent pas ils auront une majorité importante au Parlement après les prochaines élections. En quatre ans beaucoup peut changer. En France il est tout à fait imaginable que Mme Le Pen ou M. Bardella soit le prochain Président de la République. En Allemagne, l’AfD, parti d’une droite encore plus radicale, est en tête dans les sondages. Le G7 de 2029 pourrait voir Giorgia Meloni représenter l’Italie, Jordan Bardella représenter la France, Nigel Farage représenter l’Angleterre et Alexandria Ocasio-Cortez représenter les États-Unis. Nous aurons peut-être inversé la situation actuelle.

Marie-Françoise Bechtel

Vous nous exposez un tour diabolique.

Je retiens dans ce que vous dites que sous des apparences culturelles différentes, plus bariolées, plus agressives, peut-être, que ce que nous vivons ici, on retrouve ce clivage entre les élites d’un côté et le populisme de l’autre côté, récupéré par des partis politiques. Sur ce plan-là, d’une certaine manière, vous aplanissez le trumpisme en montrant que les traits culturels différents, spécifiques, qui frappent tellement l’ensemble de nos commentateurs ne sont pas une marque de spécificité si forte sur le plan du mouvement historique en lui-même.

Je me tourne maintenant vers Hubert Védrine qu’on ne présente plus. Je ne vais pas retracer sa carrière. Il sait quel honneur il fait à notre fondation en venant souvent s’exprimer chez nous et pas seulement sur la question de l’Amérique.

Dans votre intervention ici-même en 2021, vous aviez évoqué le décrochage des classes populaires, justement, qui ne touchait pas que les États-Unis. Mais vous citiez aussi George Washington disant : « Nous serons les législateurs du monde. »

Parmi les considérations que vous développiez il y avait également, comme en contrepartie, l’idée que l’Europe n’a pas « l’ADN de la puissance », une formule qui revient à plusieurs reprises dans vos écrits. Et si je remonte à votre intervention ici même après l’élection de Barack Obama[1], il me semble qu’il y a des constantes dans votre pensée et votre analyse sur le sujet qui peut-être – vous nous le direz – nous engageaient déjà dans des voies qui ne sont pas trop communes sur cette question.

Qu’est-ce aujourd’hui que l’Amérique dans l’ordre international ?
Retournons-nous à l’hyperpuissance confortée par l’écrasante supériorité en matière de haute technologie ? Hyperpuissance dont vous aviez vous-même lancé le concept. Ou faut-il plutôt voir dans l’ADN de Donald Trump en matière internationale la crainte exacerbée de la puissance chinoise qui conduirait un char qui semble chaotique mais qui serait en fait guidé par cette obsession ? Je vous laisse la parole.


[1] « La politique extérieure des Etats-Unis après l’élection d’Obama », séminaire organisé par la Fondation Res Publica autour d’Hubert Védrine, le mardi 7 avril 2009.

Le cahier imprimé du colloque « Le Nouveau monde est-il si nouveau ? – L’Amérique et nous » est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.

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